Conduite et sécurité

Préparer son roadbook moto

12/06/2022 mis à jour le 30/06/2022
  • Voyage
plusieurs motards sur route courbe

Boîtier GPS, tablette, smartphone ou supports papiers, quelle que soit la façon dont vous vous orienterez durant les vacances, bien naviguer vous permettra d’éviter les galères. Nos experts font le point sur les différents moyens dont vous disposez pour créer votre Roadbook, et suivre un itinéraire sans avoir besoin de vous arrêter à chaque carrefour. En route !

Roadbook moto à télécharger

  • Les applis de guidage qui vous permettent de composer votre propre Roadbook ou d’en télécharger sont nombreuses (LibertyRider, Calimoto, NousMotards, ViaMichelin, Moto-Trip, RoadbookMoto, etc.). Mais vous ne pourrez pas forcément utiliser les informations recueillies sans les avoir vérifiées préalablement. En effet, vous devrez nécessairement ajuster les parcours « prêts à l’emploi » qui vous sont proposés en fonction de la catégorie de moto que vous utilisez (trail, GT, roadster, sportive, etc.), de votre expérience et de vos habitudes de conduite. 
     
  • L’examen détaillé de l’itinéraire avant de prendre la route vous épargnera de multiples mauvaises surprises, telles de longues étapes de départementales étroites et sinueuses alors que vous détestez cela, ou encore un raccourci par un chemin de terre alors que vous n’êtes pas aux commandes d’un trail.
    Un minimum de préparation vous permettra donc de rectifier le tracé afin que l’itinéraire soit toujours praticable et qu’il corresponde parfaitement à vos attentes.

 

Roadbook moto pour GPS ou smartphone 

MOTO MAG

Extrait du Hors Série des plus belles routes de France. Découvrez le roadtrip de la TRANSPYRÉNÉENNE

  •  Si l’utilisation d’un GPS dédié à la moto (Tom-Tom, Garmin, Tripy, etc.) reste l’option la plus performante, prenez soin de choisir un modèle adapté à votre usage.
    En effet certains équipements ne sont configurés qu’en mode route tandis que d’autres sont destinés à une utilisation mixte et peuvent donc suivre des traces GPX si vous roulez en off-road. 
     
  •  De leur côté, les applications mobiles GPS s’améliorent et comblent leurs lacunes au fil des mises à jour. Ces deux solutions pâtissent néanmoins généralement des mêmes points faibles sur les longs parcours. Il est difficile, voire impossible sur certaines applis, de répertorier plus d’une dizaine de points de repère (marqueurs). Il peut alors s’avérer nécessaire de scinder le parcours en plusieurs fichiers, tant pour gagner en lisibilité qu’en fiabilité. Ainsi, en cas de réinitialisation « inopinée » du programme, seule une partie du parcours serait perdue. De plus, les fichiers de petite taille sont plus facilement modifiables en cas de besoin.
     
  •  Pour éviter les détours ou les fausses routes, portez une attention particulière au positionnement des marqueurs lors de la composition du Roadbook afin d’en faciliter la lecture. Pour éviter les bugs, veillez à ne pas en placer plusieurs sur la même route, évitez de les positionner au niveau des intersections et numérotez-les par ordre de passage.

 
Roadbook moto papier et carte routière

  • Vous êtes encore nombreux à privilégier le guidage par notes rédigées sur papier, scotchées sur un support dédié, sur le réservoir ou encore glissées dans la fenêtre de la sacoche. Cette technique, bien qu’elle puisse sembler dépassée, est toujours la seule encore utilisée aujourd’hui lors des courses de type rallye routier ou rallye-raid. Des boîtiers dérouleurs sont d’ailleurs conçus pour cet usage. Sur route et en mode tourisme, inutile d’investir dans cet équipement ! Avec l’habitude, vous saurez simplifier vos notes afin qu’elles tiennent sur une feuille A5 par journée de roulage.
    Par exemple, l’indication « 15 kilomètres après Nemours, tourner à droite sur la départementale 110 » se convertit en : « Nemours +15 / D —> d110 ».
     
  • Attention, n’utilisez pas votre carte routière pour lire le parcours en roulant via la fenêtre de la sacoche de réservoir. Même avec le recours d’un surligneur, vous n’y verrez rien et ne vous pourrez pas vous repérer entre deux intersections d’un seul coup d’œil. Ne quittez pas la route des yeux, même pour quelques dixièmes de seconde !
     
  • L’inconvénient des cartes, c’est que sur les longs périples, ou si vous mixez les parcours routiers et les escapades dans les chemins, vous devrez vous munir de plusieurs cartes en fonction des périmètres couverts et de leurs degrés de précision.

 

Toujours dans le champ de vision 

  • Quelle que soit la technique de guidage retenue, prenez la précaution élémentaire de ne jamais devoir quitter la route des yeux. Pour rouler en toute sécurité, placez votre Roadbook , qu’il soit numérique ou papier, à bonne hauteur dans le champ de vision. 
     
  • Assurez-vous également que le Roadbook n’occulte pas la lisibilité de l’instrumentation. Si vous installez un support pour appareil nomade, vérifiez qu’il n’entrave pas la préhension des commandes ou l’amplitude de la direction, de butée à butée.
     
  • Ne manipulez pas l’appareil en roulant, même avec un écran tactile, mais profitez plutôt des arrêts qui jalonnent le parcours pour effectuer la manœuvre (feu tricolore, stop, station-service, etc.).
     
  • N’utilisez le guidage audio qu’avec parcimonie, car il peut être source de perturbations néfastes pour la conduite, puisque les indications vocales arrivent trop souvent en retard sur l’itinéraire.

Le conseil des baroudeurs avertis

Si vous utilisez un outil connecté pour vous déplacer, pour pallier à toute défaillance technique, n’oubliez pas de glisser une carte routière en papier dans votre sacoche. En cas de réinitialisation inopinée des données, d’absence de réseau, de panne, de vol ou de perte de votre appareil, elle vous permettra toujours de vous orienter.