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Conduite et sécurité

Conseils pour transporter un passager à moto

15/01/2019 mis à jour le 22/01/2019
  • Sécurité
  • Prévention
passager

Surnommé abusivement le « sac de sable », le passager d’une moto n’a pourtant rien d’un second rôle passif. Pour éviter de gêner le conducteur ou de déséquilibrer l’équipage, il doit à la fois rester attentif aux conditions de circulation et veiller aux manœuvres à venir. Guide pratique pour un duo harmonieux.

Le passager et la législation

Tous les deux-roues ne sont pas biplaces. À l’instar du nouveau Honda C125 SuperCub, certains sont strictement monoplaces. L’absence d’équipements spécifiques en atteste (selle séparée ou selle deux places, sangle ou poignées de maintien, repose-pieds). Pour le vérifier, il suffit de consulter le certificat d’immatriculation. Le champ « S1 » indique le nombre de places assises maximum autorisées pour le véhicule, incluant celle du conducteur. Le code de la route (art. R431-5) précise que « le fait pour tout conducteur de transporter des personnes sans respecter les dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe (35 €) ».

Le passager et l'assurance

Lors d’un accident, les éventuels dommages corporels subis par un passager sont toujours intégralement couverts par la garantie responsabilité civile du véhicule qui le transporte (loi du 5 juillet 1985 dite « loi Badinter »). En cas de sinistre engageant un tiers déclaré responsable, c’est alors son assurance qui indemnise la victime. Si l’accident implique un véhicule non assuré, c’est le fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) qui indemnise le passager.

Conduire avec un passager

Le conducteur doit tenir compte de :

  • l’allongement des distances de freinage
  • la tenue de route modifiée (garde au sol et adhérence réduites, inertie supérieure en virage)
  • capacités d’accélération amoindries par le poids supplémentaire, surtout avec les petites et moyennes cylindrées.

La distance nécessaire pour effectuer un dépassement est alors plus longue. Le tassement des suspensions engendré par le poids d’un passager peut modifier sensiblement l’assiette de la moto et son comportement dynamique. Pour compenser ce phénomène, certaines motos sont équipées d’amortisseur(s) réglable(s) permettant d’augmenter la précharge du/des ressort(s). La pression des pneus peut aussi être ajustée à la hausse (de 100 à 200 g), surtout en cas de long trajet. Enfin, vérifier la hauteur du faisceau de phare afin d’éviter d’éblouir les autres conducteurs.

S’adapter au passager

La première attention consiste à respecter l’éventuelle appréhension ressentie par l’occupant de la place arrière, surtout s’il s’agit d’une première expérience en tant que passager. Une conduite apaisée est la meilleure façon d’éviter de le surprendre, car ses mouvements inadaptés peuvent déstabiliser dangereusement le 2-roues. Avant le départ, convenir de signes simples avec le passager afin de lui permettre de solliciter un arrêt quand bon lui semble. Avec un enfant, adapter la durée du trajet (pas plus de 50 km la première fois) et penser à effectuer des pauses encore plus fréquentes.

L’équipement du passager

L’équipement vestimentaire requis est le même que pour le conducteur : casque et gants homologués sont obligatoires (contravention de quatrième classe pour non-port du casque avec amende forfaitaire de 135 €, contravention de troisième classe pour non-port des gants avec amende forfaitaire de 68 €). Le complément de la tenue n’est que recommandé. Il comprend des chaussures fermées, montantes et avec semelles antidérapantes ainsi qu’un blouson et un pantalon ajustés (les vêtements ou écharpes qui flottent au vent sont à proscrire). Des vêtements dotés de renforts de protection homologués sont un atout supplémentaire (épaules, coudes, genoux, dorsale).

L’emplacement du passager

Le passager doit toujours être installé derrière le conducteur, assis à califourchon et non en amazone avec les deux jambes du même côté. Il est donc strictement interdit de transporter un passager placé sur le plancher d’un scooter ou sur le réservoir d’une moto (infractions fréquemment constatées avec des enfants passagers).

La position du passager

Sur les repose-pieds, l’appui sur la pointe des pieds garantit un maintien dynamique du corps, notamment lors des phases de freinage. La sangle ou les poignées permettent de se tenir correctement sans avoir à se cramponner au conducteur, en particulier lors des accélérations. Le plus difficile consiste à garder un espace réduit avec le conducteur afin d’éviter les remous d’air parasites entre les deux occupants, tout en prenant soin d’éviter de heurter le casque du conducteur à chaque freinage. Sur une moto type hypersport, l’implantation des repose-pieds en hauteur impose d’avoir les jambes très pliées tandis que l’absence de poignées de maintien sur la quasi-totalité des modèles nécessite de prendre appui sur le réservoir avec les mains. Des poignées adaptables permettent d’assurer une prise sécurisée (à ventouses, rivetées sur le tapis de réservoir ou fixées sur la circonférence du bouchon, de 50 à 110 € environ).

L’enfant passager

Quel équipement ?

Le Code de la route (art. R431-11) prévoit que le transport des enfants de moins de 5 ans sur un deux-roues (motorisé ou non) impose « l’utilisation d’un siège conçu à cet effet et muni d’un système de retenue ». Concevable à vélo, l’utilisation d’un tel siège est fortement déconseillée sur une moto ou un scooter. En effet, l’enfant ainsi attaché se trouve très vulnérable en cas de chute car il est solidaire du véhicule. 

À partir de quel âge ? 

Aucune limite de taille ou de poids n’est fixée pour qu’un enfant soit passager d’un 2-roues motorisé. Les jambes doivent être assez longues pour atteindre les repose-pieds sans risque. Le code de la route précise uniquement que « le conducteur doit s'assurer que les pieds des enfants ne peuvent être entraînés entre les parties fixes et les parties mobiles du véhicule » (sous peine d’une contravention de seconde classe avec amende forfaitaire de 35 €).

Quelles précautions ?

Les principales contraintes physiologiques concernent le casque. Lors du choix, il est impératif de tenir compte du poids des différents modèles essayés afin d’éviter les compressions trop importantes sur les vertèbres cervicales de l’enfant. Les médecins conseillent d’éviter de supporter une contrainte supérieure à 1/25 du poids total du corps.

Donc, pour un casque de 1 kg (en moyenne), il faut que l’enfant pèse au moins 25 kg (environ 8 à 10 ans).