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Conduite et sécurité

Rouler à moto sous la pluie

23/10/2019 mis à jour le 30/10/2019
  • Sécurité
motard roule sur route inondée

La pluie est redoutée par une majorité des conducteurs de 2-roues motorisés car elle altère significativement les conditions de circulation. Pour s’en affranchir sans dommage, il s’agit simplement de choisir une tenue fonctionnelle, de penser à préparer sa moto en fonction et d’adapter sa conduite en conséquence. Conseils pour passer sous les gouttes avec le sourire !

COMMENT S’ÉQUIPER POUR ROULER À MOTO SOUS LA PLUIE ?
 

  • Pour bien choisir sa tenue de protection contre la pluie, il faut bien sûr veiller au degré d’étanchéité, et surtout à garder une confortable amplitude des mouvements. En effet, il faut que ceux-ci n’entravent pas vos articulations, pour vous permettre de garder une grande aisance, en toutes circonstances. Rien de pire que d’être engoncé au moment d’effectuer une manœuvre d’urgence, telle que rattraper une glissade sur la chaussée mouillée par exemple.
     
  • Côté étanchéité, la grande majorité des équipements actuels sont dotés d’inserts imperméables et thermiques (gants, bottes, blousons, pantalons, etc.). Pour rester au sec, il faut veiller aux diverses jonctions (chevilles, taille, poignets, cou), en s’assurant que les différents rabats sont assez longs pour les recouvrir. Pour les longs trajets ou en cas de grosse averse, le renfort d’une combinaison de pluie à enfiler par-dessus sa tenue reste une valeur sûre, là encore à condition de la choisir suffisamment ample.
    Notre conseil : Prenez le temps de trouver un endroit sécurisé sur l’accotement pour enfiler votre combinaison de pluie. Mettez-vous largement en retrait de la circulation et signalez votre présence en gardant les feux de détresse allumés pendant que vous vous équipez.
     
  • Sous la pluie, la qualité de la vision est prépondérante. L’automne est donc le bon moment pour remplacer une visière de casque usée (risque de diffraction de la lumière à cause des rayures) ainsi que l’écran antibuée intérieur si son état le nécessite. Certains modèles de gants sont équipés d’une raclette de type essuie-glace, généralement implantée sur le pouce gauche pour éviter de lâcher la poignée d’accélérateur, utile pour nettoyer son champ de vision à allure réduite. Le même genre de raclette existe également en accessoire, à installer par serrage d’un collier plastique sur n’importe quel gant. Efficaces et appréciés, les produits de traitement déperlant (type Rain-X ®), à appliquer sur l’extérieur de la visière pour favoriser le ruissellement de l’eau, ne sont performants qu’à partir de 50 km/h environ et requièrent des applications régulières pour rester actifs. Ils peuvent aussi, le cas échéant, servir à traiter le pare-brise de la moto.

 

COMMENT PRÉPARER SA MOTO POUR ROULER SOUS LA PLUIE ?

  • Optiques : Toujours pour des questions de visibilité, ne pas hésiter à remplacer l’ampoule de phare en saison de pluie s’il s’agit d’un modèle halogène (H4, H7). Celle-ci perd en effet jusqu’à 50 % de sa puissance au-delà de deux ans, d’autant plus que sur une moto, elle reste allumée en permanence.
     
  • Électronique : Sur les machines équipées d’une cartographie modulable, sélectionner le mode « rain » (pluie) permet de profiter d’une plus grande souplesse moteur. Si la moto en est dotée, régler également l'antipatinage sur la valeur la plus élevée pour éviter les dérobades de la roue arrière à l’accélération.
     
  • Pneumatiques : L’état d’usure des pneus est un élément primordial à vérifier. La profondeur des sculptures est en effet l’un des facteurs essentiels dans sa capacité à évacuer l’eau, et cette propriété diminue de façon exponentielle avec l’usure (75 % d’efficacité en moins dès 50 % d’usure). Si votre monte pneumatique arrive à mi-usure, il est donc prudent de prévoir son remplacement sans tarder. Autre précaution : contrôler régulièrement la pression, car le sous-gonflage réduit la capacité d’adhérence sur chaussée humide.
     
  • Suspensions : Si la moto est équipée de suspensions réglables, il est possible d’augmenter les valeurs de détente afin que l’amortissement soit plus progressif. Cette manipulation augmente légèrement l’adhérence, surtout sur chaussées dégradées.

 

QUELS SONT LES PIÈGES À ÉVITER EN ROULANT À MOTO SOUS LA PLUIE ?

  • Lorsqu’il pleut, les zones les plus glissantes sont celles qui sont dépourvues de bitume. Mieux vaut donc éviter les marquages au sol (bandes blanches axiales, passages piétons, chantiers temporaires, etc.) ainsi que toutes les pièces métalliques incluses dans la chaussée (plaques d’égouts, trappes de regards gaz et télécom, pontages de chaussées suspendues, rails de tramway, voies ferrées, etc.).
     
  • Se méfier particulièrement des premières pluies qui tombent sur un asphalte encore encrassé des multiples dépôts d’hydrocarbures (huile, gasoil, gomme de pneu, etc.). Lorsque ceux-ci remontent à la surface, ils se distinguent nettement par les irisations multicolores qu’ils forment sur le film d’eau. S’il n’est pas toujours possible d’éviter ou de contourner une telle zone, évitez absolument toute manœuvre brusque et limitez au maximum l’inclinaison de la moto. Reste encore à éviter les endroits encrassés en permanence par ces dépôts gras : voies d’accès aux stations-service, plateforme d’utilisation des pompes à essence, entrées/sorties d’entrepôts et carrefours giratoires situés en zones industrielles.
     
  • D’autres lieux doivent aussi inspirer la prudence, telles les zones boisées dans lesquelles les amas de feuilles mortes sont fréquents sur les voies de circulation, ou les routes situées à proximité des exploitations agricoles et forestières, souillées de divers résidus (terre, jus de betterave, copeaux d’ensilage, sciure, etc.).
     
  • Enfin, gardez-vous de rouler dans les flaques d’eau car il est impossible de deviner leur profondeur. Une telle erreur d’appréciation peut se solder par un ralentissement très brutal, voire une chute.

 

LES BONS CONSEILS POUR ROULER SEREINEMENT A MOTO SOUS LA PLUIE

  • En partant du principe que le coefficient d’adhérence est divisé par deux sur route mouillée, le maître-mot du motard, c’est l’anticipation. Prévoir que les distances de freinage sont doublées implique d’abord d’augmenter en conséquence ses distances de sécurité avec les autres véhicules. Plus que jamais, il est essentiel de porter le regard au loin et d’adapter son allure aux conditions de circulation. Une telle faculté d’adaptation requiert une attitude détendue et souple, d’où l’importance de choisir une tenue suffisamment ample pour garder toute liberté de mouvement.
     
  • L’idéal est d’agir sur les commandes en douceur, notamment au freinage et au rétrogradage. Pour mieux stabiliser la moto et diminuer les transferts de masse sur l’avant lors des phases de freinage, il est recommandé d’utiliser le frein arrière plus que de coutume. En anticipant raisonnablement les ralentissements (on y revient…), le motard peut même initier son freinage par quelques légères impulsions sur les commandes, ce qui permet d’évacuer le film d’eau présent sur les disques de frein avant de les solliciter pleinement.
     
  • Dans certaines situations - orages ou pluies battantes - rouler dans les traces des autres véhicules permet de bénéficier d’une route légèrement asséchée. Mais en règle générale, et sous réserve de disposer de pneus en bon état, mieux vaut conserver ses trajectoires habituelles sans se soucier de ce facteur.