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Ptiluc en Russie : insatiable baroudeur

03/01/2018 mis à jour le 09/01/2018
  • Voyage
  • Aventure
ptiluc

Auteur et dessinateur, Ptiluc est aussi un motocycliste explorateur connu sous le pseudo « Tongue Rider ». Il a une nouvelle fois rejoint l’extrême pointe orientale de la Russie pour en découdre avec la Sibérie au guidon de sa vieille BMW GS. Le récit de son périple fait l’objet d’un truculent blog sur motomag.com.

Le vaste monde s’explore de deux façons. Comme un touriste ou comme un voyageur. Le premier est en prise avec une frénétique course à l’échalote, obnubilé par une idée fixe : voir le plus de choses possibles dans un temps record (Tour Eiffel le matin, Mont-Saint-Michel le midi, dune du Pilat le soir). Le voyageur façon Ptiluc est plutôt ascendant flâneur. Il laisse le temps au temps, favorisant le repos et les rencontres. Dans « Tongue Rider 7 – Du Givre entre les orteils », son dernier blog publié sur motomag.com, le conteur accorde une place de choix à la description de ces moments où le temps s’allonge.

Attente prolifique

Confronté à des tracasseries « paperassières », Ptiluc commence en effet son périple au long cours comme un voyage immobile. Parce que les formalités douanières russes réclament de la patience, Ptiluc prend ses quartiers d’été forcés à Vladivostok le temps de pouvoir équiper sa moto d’une plaque russe pour traverser la Sibérie. Il y fréquente des clubs (Kloub) de motards, y croise d’autres motocyclistes en KTM, en BMW ou en Triumph, venus s’aérer la tête à l’autre bout du monde, parfois inspirés par ses propres aventures. Vient aussi le moment des rencontres, avec une pianiste diaphane amoureuse de Chopin, des Bikers du « Red and White Army » ou encore l’Alliance Française où il se fait conférencier.

Les rencontres sont toujours plus intenses en voyage, même si on croit y chercher la solitude ou le repli sur soi-même.

Ptiluc

Essayeur engagé

Pour occuper son « voyage en résidence », Ptiluc s’initie également au métier d’essayeur moto. Au grè des différents prêts de guidon (l’immatriculation de la GS étant toujours en souffrance), il réalise d’hilarantes petites vidéos. Selon lui, la KTM s’illustre par son moteur au caractère sympathique, sa légèreté et sa selle faite d’un alliage extra-dur prompt à vous torturer l’arrière-train au point de vous faire terminer en passager de side-car. La Triumph Rocket III est un camion inconduisible, à ramener d’urgence à son propriétaire. Finalement, il conclut que sa vieille GS reste l’arme absolue pour ce genre de périple à tel point qu’il lui pardonnerait presque ses facétieuses pannes au milieu de nulle part.

Optimiste irrésistible

Ce fidèle destrier le conduira jusqu’au cœur de l’hiver sibérien. Malgré le caractère éprouvant d’une telle destination, Ptiluc a toujours tourné le dos au Japon voisin au profit de la Russie qui lui réserve toujours « une place pour sa patine et ses traces d’usure ».

La Russie trouve également grâce à ses yeux parce que :

La bécane, c’est devenu un truc de vieux, vestige d’une époque d’insouciance, vaguement hippie, où elle pouvait encore être synonyme de liberté, de cheveux au vent, avec des fleurs dedans. En France où les slips devront bientôt être homologués, l’insouciance en prend pour son grade. Chez les Russes, on peut encore y croire.

Ptiluc, l’optimiste, a donc traîné ses guêtres le plus au nord possible jusqu’à ce qu’une petite chute sur la neige ne mette un terme à son voyage. L’occasion d’aller encore plus loin dans son nouveau statut d’essayeur en testant l’efficacité d’Inter Mutuelle Assistance, le partenaire de la Mutuelle des Motards. Jambe plâtrée, de retour dans ses pénates montpelliérains, il confirme : l’assistance à la personne fonctionne parfaitement.