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Green Expedition Sojasun : raid électrique pour motards givrés

09/04/2019 mis à jour le 17/04/2019
green expedition

S’élancer de Paris jusqu’au Cap Nord en plein hiver avec des véhicules électriques n’est pas un défi ordinaire. C’est pourtant celui qu’ont relevé avec brio les participants à la « Green Expedition ». Parmi eux, Sacha et Sébastien, sociétaires particulièrement motivés, ont profité du soutien de la Mutuelle des Motards pour rallier cette destination mythique au guidon de leur moto.

Organisée par Atypik Travel Organisation, avec le soutien principal de Sojasun, la Green Expedition s’est déroulée du 11 au 24 février dernier. Au programme, près de 5 000 kilomètres à parcourir dans des conditions météorologiques particulièrement inhospitalières (neige, vent, températures proches de - 30 °C, etc.) et sur des routes la plupart du temps verglacées.

Quand j’ai entendu parler de cette aventure en véhicules électriques, initialement prévue pour des voitures, une petite graine de folie a germé en moi… Et pourquoi pas à moto électrique ? En fait, cela fait longtemps que je rêvais de participer à une hivernale !

Sacha Cerveira, l’un des protagonistes de ce périple

Avec son coéquipier Sébastien Sohier, lui aussi enseignant à la conduite, ils ont misé sur leur pratique quotidienne de la moto pour s’épargner toute préparation physique intensive.

Préparation minutieuse

La moto électrique retenue est une Zero DS de 2017, qu’il a fallu aménager en prévision des épreuves à surmonter. Protections tubulaires anti-chutes, feux anti-brouillard et pneus cloutés ont permis de progresser dans les pires conditions. Mais l’objet de toutes les attentions reste l’autonomie de la batterie et la facilité de charge. Ainsi, un Power Tank (batterie additionnelle) a été ajouté dans le faux réservoir, deux chargeurs rapides ont été rangés dans le top-case et la batterie principale a profité d’une isolation complémentaire en polystyrène faite maison.

Malgré toutes ces précautions, la déperdition due au froid nous faisait perdre de 20 à 50 kilomètres d’autonomie. Nous pouvions donc parcourir entre 150 et 200 kilomètres avant d’effectuer une recharge

Sacha

Durant tout le voyage, les deux pilotes vont se relayer au guidon.

Surprises en tous genres

Pour progresser efficacement, l’enjeu est donc de s’adapter rapidement à l’écoconduite et de viser juste pour recharger les batteries. « Avec le vent, gérer l’autonomie sur les grands axes n’est pas chose aisée. Les points de charge ont beau être bien répertoriés sur le road-book, l’identification des bornes n’est pas aussi claire et des surprises apparaissent : bornes défaillantes, inadaptées pour la moto… Heureusement, les commerces et les habitations, voire même les postes de douane, nous ont permis de nous brancher sur les prises domestiques classiques. Le temps de charge est plus long mais cela nous a donné l’occasion de faire de jolies rencontres, comme cette Norvégienne qui nous a d’abord envoyé une rallonge par la fenêtre, avant de nous préparer un excellent chocolat chaud et des viennoiseries pendant que nous patientions le temps de la recharge ! », poursuit Sacha, favorablement impressionné par la bienveillance des personnes rencontrées.

Motivation à toute épreuve

À la vue de cette improbable expédition, les Norvégiens sont mi-amusés, mi-incrédules. « Ils nous prenaient pour des fous ! L’un d’eux nous a dit : “Nous, ici en hiver, la moto est au garage et nous prenons les motoneiges”. Il y a même un magazine local qui nous a surnommé “les Aliens” ! », s’amuse Sacha. En effet, les conditions de circulation se dégradent à mesure qu’approche le cercle polaire et les points de charge se raréfient. La route disparaît sous une épaisse couche de neige et le vent souffle à plus de 90 km/h. Alors qu’ils approchent du but, les pilotes redoublent de vigilance pour éviter la chute, comme se souvient Sacha :

Je ne pouvais plus tenir la moto droite pour avancer car elle glissait en permanence sous l’effet des bourrasques de vent

Finalement, après 12 jours de route, le Cap Nord est enfin atteint par nos deux baroudeurs : « La motivation est plus forte que la raison ! Nous avons repoussé nos limites et démontré que rien n’est impossible, même avec une moto électrique », conclut Sacha.