Actus

Angles morts : évitez les pièges !

18/05/2021
  • Prévention

Récemment mis en exergue par la nouvelle signalétique apposée sur les bus et camions, le danger des angles morts concerne tous les types de véhicules. Pour vous protéger des risques d’accident, assurez-vous d’être bien placé(e) dans le trafic et surveillez également vos arrières. Tous nos conseils pour ne pas vous faire surprendre.

Les angles morts, qu’est-ce que c’est ?

Tout conducteur aux commandes d’un véhicule, quel qu’il soit, est privé de toute visibilité dans certains espaces de son environnement proche, même en utilisant les rétroviseurs. À moto, en scooter, à vélo ou même sur une trottinette, nous sommes tous concernés ! Ces « trous noirs » sont appelés les angles morts. Ils sont très différents d’un véhicule à l’autre, et particulièrement dangereux lorsque vous êtes aux commandes de votre deux-roues.

Quel est le danger ?

Lorsque vous entrez dans les angles morts d’un véhicule, vous devenez totalement invisible pour son conducteur. À la moindre manœuvre, pour tourner à droite ou à gauche, ou encore lors d’une marche arrière, ce véhicule risque donc d’entrer en collision avec vous.

Les conseils de la Sécurité Routière

Mieux comprendre les angles morts

Selon la Sécurité Routière, 3 % des accidents mortels d'usagers de 2-roues motorisés sont consécutifs à un angle mort*.

Comment se placer pour éviter de se trouver dans un angle mort ?

  • Ne dépassez jamais par la droite, même si le véhicule semble immobile.
  • N’entamez pas de dépassement d’un camion ou d’un bus qui manœuvre, même par la gauche, en particulier à l'approche d'une intersection.
  • Ne vous placez jamais à l’avant de la cabine, ni sous les rétroviseurs, ni à leur hauteur.
  • Assurez-vous en permanence de pouvoir être visible dans les rétroviseurs du véhicule que vous suivez.

Quelles sont les zones à risque ?

  • Attention, les accidents les plus graves se produisent à faible allure, principalement en milieu urbain et péri-urbain.
  • En ville, les secteurs embouteillés, notamment aux intersections, et les files d’attente aux feux tricolores sont des endroits particulièrement dangereux.
  • Sur les périphériques et voies rapides, lors de ralentissements, veillez à ne pas circuler dans les angles morts en slalomant entre les véhicules.
  • Aux barrières de péage dépourvues de voie dédiée aux 2-roues, prenez garde de rester bien visible du véhicule que vous suivez dans la file d’attente.

Surveillez vos propres angles morts

Avant d’entamer toute manœuvre, comme changer de voie, effectuer un dépassement ou tourner à une intersection, ne vous fiez pas exclusivement à ce que vous voyez dans vos rétroviseurs. Un mouvement de tête vers la droite ou la gauche s’impose pour contrôler vos angles morts. Vous vous assurez ainsi qu’aucun véhicule ne vous suit de près et vous pouvez effectuer votre manœuvre en toute sécurité. Juste derrière vous, un angle mort peut dissimuler un autre 2-roues à moteur qui roule dans vos traces. Et plus la circulation est dense, plus vous devez répéter fréquemment ces vérifications.

Les particularités des bus et camions

Depuis le début de l’année, tout véhicule lourd de plus de 3,5 tonnes est obligé d’apposer une signalisation matérialisant la position des angles morts, visible sur les côtés ainsi qu’à l’arrière du véhicule. Ne vous fiez pas uniquement à la présence de ces pictogrammes pour évaluer le danger, car plusieurs types d’ensembles routiers n’en sont pas pourvus pour des raisons techniques (porte-conteneurs, porte-voitures, camions-citernes, camions-plateau, engins agricoles et forestiers, etc.).

  • Le principal angle mort des camions et des bus se situe à proximité de la cabine du côté opposé au conducteur. Selon les caractéristiques des cabines (surfaces vitrées, emplacements des montants de pare-brise…), ils présentent également des angles morts plus ou moins nombreux vers l’avant. Ne vous placez donc jamais devant la cabine, surtout si vous circulez en e-trottinette ou en VAE.
  • Pour prendre un virage sans empiéter sur l’accotement ou le trottoir avec l’arrière de son véhicule, le conducteur d’un camion ou d’un bus doit élargir sa trajectoire. Ne tentez jamais de le dépasser à ce moment-là, car vous risqueriez d’être enfermé(e) à l’intérieur de l’ensemble roulant, ou poussé(e) vers l’extérieur de la chaussée. Faites également attention en présence d’un camion articulé (type tracteur semi-remorque ou porteur remorque) car lors des manœuvres, l’avant de la remorque se déporte plus largement que la cabine vers l’opposé de la direction choisie (mouvement antagoniste).

Les particularités des véhicules légers

Les automobiles et les utilitaires légers (camionnettes, fourgonnettes) ont également des angles morts, principalement à l’arrière. Méfiez-vous des voitures, car même si elles sont dotées d’un rétroviseur intérieur, elles peuvent pâtir d’une faible surface vitrée qui réduit la visibilité du conducteur. Sur les utilitaires, c’est à l’aplomb des portes de chargement que vous devenez invisibles.


*https://www.securite-routiere.gouv.fr/actualites/les-vehicules-lourds-doivent-desormais-etre-equipes-dune-signalisation-materialisant