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Comment choisir sa première moto
Trail, custom, basique, roadster, supermotard, GT, hypersport… la liste est longue et le choix parfois cornélien, surtout si vous balancez entre coup de cœur esthétique et impératifs pratiques. Revue de détail des critères de choix.
Quelle moto, pour quels besoins?
Au-delà du critère esthétique, le choix de la moto dépend avant tout de sa vocation. En fonction de l’utilisation que vous en ferez (route, ville, trajets courts, longs, déplacements quotidiens ou réservés aux balades le week-end, etc.), il vous faudra ou non un carénage, une bulle (ou au minimum un saute vent), de la bagagerie... Votre choix dépendra également de votre taille et de votre poids. À l'arrêt, il est important d'avoir les pieds bien à plat pour maîtriser le poids de la bête et rester stable. Si vous n'êtes pas très costaud, choisissez une moto légère sinon la moindre manœuvre au ralenti va rapidement virer au cauchemar : exit les GT et les roadsters sertis d'un gros moteur. À l’inverse, conduire avec les genoux dans les dents n’est pas top : si vous avez le format NBA, c'est vers les trails que vous vous dirigerez. Tout cela paraît évident, mais va exclure de fait beaucoup de modèles lors de vos recherches. Enfin, parce que votre choix dépendra également de votre budget (achat de la moto, équipement, essence, frais d’entretien, assurance), la Mutuelle vous conseille fortement d'attaquer avec une moto d'occasion. Cela allègera sensiblement votre budget, tant à l'achat que pour la prime d'assurance (notamment si vous souscrivez une assurance dommages/vol).
Quelle puissance ?
Pas question ici de jouer les rabats-joie. Mais plutôt de regarder les choses en face : une moto puissante n'est jamais une bonne idée pour débuter... encore faut-il ne pas confondre puissance et cylindrée. C'est la raison pour laquelle la Mutuelle des Motards a développé le Label Jeune, destiné (comme son nom ne l'indique pas) à tous les motards, quel que soit leur âge, dès lors qu'ils sont débutants (moins de 21 mois d'assurance). Le Label Jeune rassemble plus de 1 000 modèles de motos, de 125 cm3 à 1100 cm3, qui permettent d’accéder progressivement à la maîtrise requise pour conduire une moto puissante. Racées, elles ont été retenues pour leur caractère moteur, leur partie cycle, leur qualité de freinage, leur stabilité et leur maniabilité. De quoi faire aisément votre marché, du custom à la basique sportive, du roadster à la routière, à l’exception évidemment des super et hypersportives.
Les basiques
De petites et moyennes cylindrées, elles sont économiques et de loin les plus adaptées aux trajets quotidiens. Simples et pratiques, faciles à conduire, à entretenir et souvent à vivre, mais moins sexy que les autres catégories, elles sont peu à peu remplacées dans les gammes par les roadsters. Un peu comme si Honda laissait définitivement tomber la 600 CBF au profit de la Hornet.
Les roadsters
Les roadsters sont, historiquement, des basiques dotés d'une ligne agressive. Mais la tendance du moment est la course à la puissance chez les constructeurs, dès les moyennes cylindrées, synonyme d'une évolution vers une nouvelle catégorie, les roadsters sportifs (moteurs très expressifs, position de conduite plus typée, portée sur l'avant). Un exemple parmi d'autres : le Monster Ducati, référencé par la Mutuelle dans son Label Jeune jusqu'en 2009. Le petit Monster a sacrément évolué depuis le lancement en 1994 de la première 600. Face aux 53 CV du millésime originel, le 696 en affiche aujourd'hui 80. Une puissance qui, associée à une partie cycle particulièrement exigeante, détourne logiquement le Monster des motards débutants, masochistes exceptés.
Motos dépouillées par essence, mais particulièrement efficaces, les roadsters manquent totalement de protection et d'aspects pratiques. Pour le transport de l'antivol, le choix se résume souvent entre un porte-U à fixer soi-même sur le cale-pied du passager ou une sacoche réservoir, les constructeurs se lavant ostensiblement les mains du problème au motif qu'ils dotent toutes leurs motos d'une clé codée... totalement inutile. La technique de vol la plus répandue étant l'enlèvement (à moins de l'avoir arrimée à un point fixe, 30 secondes suffisent à trois individus pour embarquer votre bécane dans une fourgonnette), les dix bécanes les plus volées à la Mutuelle (en tête desquelles la Z 750, archétype du roadster) sont toutes logiquement dotées d'un antidémarrage codé.
Les trials, cross et enduros
Spécialement conçues pour la compétition, peu adaptées à la conduite sur bitume, la plupart ne sont d’ailleurs pas homologuées pour circuler sur la route.
Les supermotards
C'est la catégorie de motos la plus volée à la Mutuelle, devant les hypersports. Très joueur, très accidentogène, le supermot' est la bécane du stunter par excellence : à un moteur mono de cross ou d'enduro ont été ajoutés un kit de frein surdimensionné, une fourche réglable, un échappement libéré, une paire de jantes de 17 pouces et des pneus sport à hypersport. S'il reste quelques modèles historiques encore en fabrication (Honda FMX, XT 660), faciles à dompter, la mode est plutôt à l'hystérique (KTM 690, Aprilia SXV 450 et 550). En clair, pour un débutant : plus pousse-au-crime, tu meurs.
Les tourismes et GT
De moyennes et (très) grosses cylindrées, elles sont équipées pour les longs trajets sur route et autoroute, seul ou en duo. Performances et fiabilité reconnues invitent à chevaucher régulièrement les meilleurs modèles, mais un usage quotidien, surtout en milieu urbain, est à proscrire en raison d'une sinistralité élevée (accident, vol). Le transport de l’antivol n'est pas un problème en revanche : top-case, valises, il n’y a que l’embarras du choix.
Les customs
Pour elles, c’est plutôt le style qui prime, elles ne sont d’ailleurs pas toujours très maniables. S’il n’est jamais nul, tant en matière d’accident que de vol, le risque s’avère faible chez les mordus, très attachés à leur machine. Peu de chances de voir un biker pousser sa Harley ou sa Saxon dans ses derniers retranchements : ce genre de moto n’est pas vraiment recherché pour ses qualités dynamiques, très éloignées des canons actuels. Peu de chance également de tomber sur un chop’ tournant à vide pendant que son proprio fait la queue à la boulangerie. Mieux vaut garder un œil sur sa belle, a fortiori vu l’absence totale de solution constructeur en matière de transport d’antivol... et les prix affichés quelle que soit la marque.
Les trails
De toutes cylindrées, souvent économiques, légères et maniables en ville, mais également « hautes sur pattes » (et donc synonymes de transfert de masses important en cas de freinage appuyé, surtout en courbe), ces motos sont davantage conçues pour la pratique quotidienne que pour le baroud. Elles compensent aisément en confort général et en polyvalence ce qu'elles perdent en performances, et sont très agréables pour débuter, pardonnant en général beaucoup aux novices. Mauvais point, elles restent prisées des voleurs.
Les sportives
Sportives, supersportives, hypersportives : et demain, les gigasportives ? La fuite en avant ne s'arrêtera pas pour ces machines de haute technologie dérivées de la compétition. Surpuissantes, chères à l’achat et à l’entretien, peu adaptées au milieu urbain et au transport d’un passager, ces modèles ont véritablement leur place sur circuit. À ne pas mettre entre toutes les mains, donc, et surtout pas celles d’un novice. Par contre, elles feront le bonheur des pistards, que la Mutuelle accompagne, y compris au guidon de motos modifiées, avec son contrat Moto de circuit. Toujours bien placées au rayon accidentologie, les hypersports font aussi toujours bonne figure dans le top ten des motos les plus volées.











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