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La protection des conducteurs des 2 roues à moteur

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Les techniques d’évitement et de freinage

Une portière qui s’ouvre, un véhicule qui tourne sans cligno, un chien, un ballon ou un enfant qui débouche devant vos roues. Le jour où ça n’est plus un cas d’école, il faut réagir vite et bien. Plus question de réfléchir, ni de confondre distance de sécurité et distance d’arrêt. La Mutuelle vous aide à faire le point.

Pour s’arrêter, encore faut-il réagir et freiner

Entre la décision de s’arrêter et l’arrêt complet, votre 2-roues avale des dizaines de mètres. De longues secondes qui correspondent à votre temps de réaction, auquel s'ajoute la distance nécessaire pour vous arrêter. Une à deux secondes, c'est le temps de réaction d’un conducteur en bonne santé. Une à deux secondes, ce sont aussi 22 à 44 mètres parcourus à 80 km/h... et vous commencez à peine à effleurer vos commandes de frein. Reste à additionner à votre temps de réaction la distance de freinage pour vous arrêter. Si vous avez réagi vite (une seconde), il vous faudra au total environ 60 mètres pour vous arrêter, sur route sèche, soit à peu près la longueur de 3 camions.

Gardez donc une distance de sécurité avec les autres usagers. Laissez un intervalle de 2 secondes entre vous et le véhicule qui vous précède, soit une seconde pour réagir, et une seconde pour agir... Petite astuce pour calculer ces 2 secondes : prenez un repère visuel en bord de route (arbre, panneau, poteau…). N’oubliez pas non plus d’allonger les distances en fonction de la visibilité, de l’adhérence et de votre état de fatigue : sur route mouillée, la distance de freinage est augmentée jusqu'à 40%.

Le freinage d’urgence, grande hypocrisie du permis moto

Vous avez gardé vos distances, un atout pour vous. Reste à freiner efficace. Vous pensez être un cador du freinage d'urgence depuis l’épreuve du permis moto ? Mauvaise nouvelle, vous maitrisez le freinage anticipé. Et encore, à 40 km/h.

L’urgence, la vraie, ce n’est pas d’arriver dans un couloir de cônes. C’est un enfant qui surgit. Un ballon qui roule de derrière une voiture. Un vélo qui chute devant vous, un véhicule qui déboîte soudainement… Verrouillez bien vos bras, freinez fort et simultanément avec le frein arrière (qui assoit la machine) et le frein avant. Portez toujours le regard au loin (et non pas sur l’obstacle car la machine va là où se posent les yeux) et pensez à serrer votre moto avec les jambes ou à serrer les genoux derrière le tablier de votre scooter. Cette position du corps vous évite de glisser vers l’avant et vous garantit une meilleure tenue de route. Encore une fois, pensez à freiner énergiquement dès le début (tant que la moto a de la vitesse) puis à relâcher progressivement les freins pour éviter le blocage de roue dans les derniers mètres. Un automatisme salvateur à travailler lors des stages organisés par la Mutuelle et l’AFDM.

Comment éviter le blocage de roue

En cas de blocage d’une roue c'est la glissade quasi assurée, même par temps sec. Soulagez immédiatement les freins, c’est-à-dire relâchez légèrement la pression. Grâce à l’effet gyroscopique, votre 2-roues se redressera... s’il n’est pas trop tard. Votre position de conduite, comme écrit plus haut, vous aidera à récupérer de l’adhérence. En attendant, entraînez-vous en ligne droite, à plusieurs vitesses, pour mieux connaître les réactions de votre machine. Pour cela, choisissez par exemple un parking de supermarché (ils sont souvent déserts le dimanche). Enfin, vérifiez régulièrement la pression de vos pneus, à froid.

Évitement : le regard dirige tout

L’évitement doit vous permettre de contourner un obstacle, comme son nom l’indique. Pour cela, regardez là où vous souhaitez aller et non pas là où se trouve l’obstacle : en 2-roues, le regard dirige tout. Et si vous restez scotché sur l'obstacle, vous le percuterez. Poussez sur le guidon pour un contre-braquage : vous allez appuyer du côté de l’inclinaison recherchée, donc du côté où vous souhaitez aller.

La manœuvre d’évitement implique d’avoir conscience du poids et de l’inertie de votre machine. Un engin de 120 kg ne se manipule pas comme un autre de plus de 200 kg. Il vous faut également tenir compte de la puissance et de l’empattement (écartement entre les 2 roues). Le Rapport MAIDS établit, après 1 000 accidents analysés en Europe, que 71,2% des deux-roues « ont tenté une manœuvre d'évitement immédiatement avant le choc, mais 32% d'entre eux n'y sont pas parvenus et ont perdu le contrôle de leur engin ».

Reste que près de 80% des conducteurs de 2-roues motorisés ne pratiquent pas cette manœuvre « nettement plus efficace que le freinage », relève le Projet RIDER (Recherche sur les accidents Impliquant un Deux-Roues motorisé, élaboré par le Centre Européen d’Études de Sécurité et d’Analyse des Risques). Mais le facteur vitesse joue à plein : les formateurs de l’AFDM, comme Marc Rouillon (moto-école Easy Rider, Montpellier) expliquent que « l’évitement n’est possible que si le différentiel d’allure avec l’obstacle ne dépasse pas 20 km/h. Au-delà de cette vitesse, c'est impossible ». Seule parade : adopter une conduite défensive, qui vous évitera le plus souvent de vous faire surprendre. Que diriez-vous d’un stage avec des formateurs de l’AFDM ?

Bon à savoir

Ne comptez pas sur l’ABS pour freiner plus court. S’il évite le blocage de roue, il ne réduit pas pour autant la distance de freinage. Il ne va pas résoudre à lui seul la question de votre sécurité, et peut même l’aggraver si vous vous en remettez intégralement à lui. Pour en savoir plus sur l'ABS