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La protection des conducteurs des 2 roues à moteur

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Les 7 propositions de la Mutuelle pour faire avancer la sécurité routière

le 09/09/2011

Battre en brèche les préjugés sur le comportement des 2-roues et faire progresser la sécurité de tous les usagers : c'est le sens des 7 propositions faites par Patrick Jacquot, PDG de la Mutuelle, aux parlementaires le 6 septembre 2011.

Pour visionner et télécharger l’intervention de Patrick Jacquot à l’Assemblée Nationale, rendez-vous sur la page Facebook de la Mutuelle : www.facebook.com/mutuelledesmotards

Quelle sécurité routière demain ?

Reçu par les députés mardi 6 septembre, Patrick Jacquot intervenait dans le cadre de la Mission parlementaire d’information relative à l’analyse des causes des accidents de la circulation créée en mai dernier. « En 28 ans d’existence, la Mutuelle des Motards a accompagné ses sociétaires et leurs familles dans plus de 220 000 accidents, et nos statistiques confirment les études officielles  : dans plus de 2 accidents sur 3 avec un tiers, le conducteur de 2-roues n’est pas responsable, il est victime. »  a rappelé Patrick Jacquot, les accidents avec tiers représentant plus de 80 % des accidents de moto et de scooter.

« Avec les usagers, pas contre eux »

En réponse aux questions des parlementaires, dans le cadre d'une table-ronde qui réunissait notamment des représentants de l'IFSTTAR, du CNPA, de la DSCR, de Moto Journal, de Piaggio ou encore d'AXA-Club 14, le PDG de la Mutuelle des Motards a proposé « 7 mesures de fond qui s’appuient sur des constats partagés par tous, chercheurs, pouvoirs publics, usagers, mais qui ne sont toujours pas mises en œuvre. » Autant de propositions construites en appui « sur l'expertise de la Mutuelle, mais aussi sur celle des structures du mouvement FFMC, avec lesquelles nous avons développé depuis 28 ans des réponses originales aux problématiques de prévention, d'analyse des risques et de formation. Notre conviction, c'est que la sécurité routière et le partage de la route se construisent avec les usagers de la route, pas contre eux. »

1. Le continuum éducatif

Proposition 1. La création d’un véritable continuum éducatif, dès le plus jeune âge, de l’école jusqu’aux formations post-permis. Aujourd’hui, la sécurité routière est réduite à la portion congrue dans l’enseignement scolaire, et les adolescents arrivent à l’âge de conduire un cyclo sans véritable formation ni expérience, à un moment où ils sont en recherche de leurs limites. Si multiplier les messages de prudence est nécessaire, il faut permettre aux futurs conducteurs de décrypter les interactions entre les modes de transports, mais aussi d’analyser les comportements des usagers en fonction de leurs contraintes propres.

2. Une meilleure formation 2-roues

Proposition 2. Mieux former les conducteurs de 2-roues à moteur à l’analyse des situations à risque. Les motards et les scootéristes sont très attachés à leur statut prioritaire dans la circulation et cette « surconfiance » se cumule aux défaillances de perception, de diagnostic et de pronostic des automobilistes, comme le confirment toutes les études actuelles (IFSTTAR, CERTU, MAIDS). « Les hôpitaux et les cimetières sont pleins de motards et de scootéristes qui avaient la priorité », déplorait Patrick Jacquot le 6 septembre à l’Assemblée Nationale.

3. Initier les automobistes au 2-roues

Proposition 3. Former les automobilistes à la détection des 2-roues dans le trafic, en intégrant à la formation de base au permis de conduire automobile l’initiation à la conduite d’un 2-roues. Les statistiques de la Mutuelle des Motards montrent que la fréquence des accidents entre automobilistes et conducteurs de 2-roues baisse de moitié lorsque l’automobiliste a suivi une formation 2-roues, ou est titulaire du permis gros-cube.

4. Créer un vrai décompte des 2-roues

Proposition 4. Créer un véritable décompte officiel du parc roulant 2-roues à moteur, pour mettre un terme aux batailles de chiffres. En 1970, on dénombrait 200 000 gros cubes. Près de 800 000 en 1980. Depuis, tout décompte officiel a cessé, exception faite de l’immatriculation des véhicules neufs, or le parc n’a cessé d’augmenter : si l’on additionne gros cubes, 125 et cyclomoteurs, véhicules neufs et véhicules d’occasion, la Mutuelle estime le nombre de 2-roues en circulation à aujourd’hui 3 millions. Face à 31 millions d’automobiles, la part des 2-roues dans le trafic est donc plus proche des 10 % que des 2 % systématiquement invoqués. Quant au nombre kilomètres parcourus en 2-roues, celui-ci est en constante augmentation car les nouveaux conducteurs (125, scooter) utilisent quotidiennement leur 2RM pour se rendre sur leur lieu de travail. La préfecture de Police de Paris estimait en 2010 que le nombre de 2RM circulant au quotidien dans la capitale représentait 16 % du trafic intra-muros.

5. Un vrai suivi des autos et motos-écoles

Proposition 5. Mettre en place un véritable suivi des autos et motos écoles. Aujourd’hui se multiplient les boîtes à permis, où forfaits-miracle et bachotage ont valeur d’enseignement dans des établissements dont le modèle économique est basé sur le nombre. Résultats, les conducteurs n’apprennent plus à conduire, mais à réussir l’examen. C’est particulièrement vrai en moto où les enseignes qui ont basé leur travail sur la qualité de l’enseignement, comme l’AFDM (Asssociation pour la Formation des Motards), sont rares. Résultat : le taux de réussite au permis gros cube explose (80 %, contre 50 % en auto), mais l’accidentalité des novices aussi : selon la Préfecture de Police de Paris, 30 % des motards tués dans la capitale détenaient leur permis depuis moins d’un mois. Ce pourcentage de tués monte à 60 % chez ceux qui détenaient le permis depuis moins d’un an.

6. Traiter équitablement les usagers

Proposition 6. Créer l’équité entre usagers. Une des mesures annoncées lors du CISR (Conseil Interministériel de la Sécurité Routière) du 11 mai dernier portait sur l’obligation, pour un conducteur de 2-roues, de suivre une formation s’il n’a pas conduit de 2-roues depuis 5 ans. Pourquoi pas ? Mais pourquoi ne pas faire la même chose avec les automobilistes, qui partagent le même environnement routier, et sont soumis aux mêmes interactions entre usagers ?

7. Faire évoluer l'infrastructure

7. Prendre en compte la fragilité des 2-roues dans l’infrastructure, en intégrant la sécurité des 2-roues dans le cahier des charges obligatoire de tout nouvel équipement routier ou mobilier urbain. Toutes les études démontrent le caractère aggravant de l’infrastructure dans les accidents de moto et de scooter, et la situation empire : la stratégie déployée par les collectivités locales pour restreindre la circulation automobile afin d’inciter les usagers à utiliser les transports en commun abouti à une multiplication des équipements accidentogènes (séparateurs de voies en dur), auxquels s’ajoutent ceux déjà recensés (ralentisseurs non conformes, peintures au sol inadaptées, etc). Les expériences menées par certaines collectivités, comme le Conseil Général de l’Hérault, montrent que si la fragilité des 2-roues est intégrée dès la conception d’un projet, le surcoût final est de 1 %.

 

La Mutuelle des Motards soutient la journée d’action prévue le 10 septembre pour une autre politique de sécurité routière, à l’appel de l’ensemble des usagers de route. Pour en savoir +  www.uniondesusagersdelaroute.com

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