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Conduite et sécurité

Mon enfant veut se mettre à la moto

11/02/2019 mis à jour le 18/02/2019
  • Assurance
  • Sécurité
  • Équipement
enfant moto

À peine l’âge de la majorité dépassé que l’annonce fuse : «Papa, Maman, je veux rouler à moto !». Comment réagir face à cette volonté, surtout quand la famille compte déjà un ou plusieurs passionnés de moto ? Comment aider sa progéniture à réaliser ce rêve sans qu’elle s’y brûle les ailes ? Nos conseils pour répondre au mieux à cette requête.

Expression d’un plus grand désir d’autonomie, premiers soubresauts d’une passion naissante ou envie de partager une nouvelle expérience avec des amis, les motivations pour débuter sur 2-roues sont multiples. Pour autant, ce souhait peut aussi représenter une source d’inquiétude pour les parents, fussent-ils eux-mêmes motards. Risques routiers, inexpérience, vol… Les raisons de s’y opposer sont légion, sans parler de l’engagement pécuniaire, loin d’être anodin pour un jeune qui n’est pas indépendant financièrement. Mais tous les experts pédagogues s’accordent sur le fait qu’une fin de non-recevoir pure et simple n’est pas judicieuse, car elle favorise les comportements transgressifs. L’enfant remballe ses arguments et peut alors être incité à rouler en cachette, sans équipement, sur des machines pas toujours sûres, tant techniquement que légalement. Majorité oblige, il est aussi possible qu’il vous mette simplement devant le fait accompli sans que vous ayez eu la possibilité de le conseiller.

Accompagnement positif

Pour se prémunir de ces attitudes à risque, mieux vaut accompagner le jeune dans sa démarche. La chronologie des préparatifs est l’occasion idéale pour lui faire adopter les bons réflexes. Avant de s’inscrire pour se préparer à l’examen du permis de conduire, la première étape consiste à se procurer un équipement adapté, indispensable pour se présenter à l’école de conduite. C’est d’abord l’occasion d’insister sur l’importance d’une tenue de protection qui ne se limite pas aux seuls casque et gants obligatoires. Un blouson et un pantalon dotés de protections homologuées, ainsi qu’une paire de solides chaussures montantes, complètent la tenue de l’apprenti motard. Les parents les plus prudents n’hésiteront pas à investir dans un gilet airbag de qualité.

Formation sérieuse

Ensuite, il s’agit de choisir une école de conduite rigoureuse car beaucoup d’entre elles se contentent de faire de l’abattage. L’enjeu est de suivre une véritable formation, encadré par des professionnels confirmés. En la matière, les écoles de conduite reconnues par l’AFDM (Association pour la Formation Des Motards) se distinguent par la qualité de l’enseignement dispensé. De plus, à l'obtention du permis, les élèves formés dans le réseau AFDM bénéficient d'une réduction de leur prime d’assurance à la Mutuelle des Motards.

Le permis A2

La catégorie A2 du permis de conduire est accessible à partir de 18 ans, après 20 heures de formation minimum et validation par un examen pratique comprenant deux épreuves, hors circulation puis en circulation. Initialement réservée aux jeunes de moins de 24 ans (en 2013), elle concerne aujourd’hui tous les nouveaux motards, quel que soit leur âge. Ce permis A2 impose une période probatoire de 2 ans, pendant laquelle le conducteur ne peut conduire que certaines machines limitées en puissance. En effet, l’article R.221-4 du Code de la Route précise que la catégorie A2 permet de conduire des « motocyclettes avec ou sans side-car d’une puissance n’excédant pas 35 kilowatts et dont le rapport puissance/ poids n’excède pas 0,2 kilowatt par kilogramme (une moto de 35 kW doit peser au moins 175 kg). La puissance ne peut résulter du bridage d’un véhicule développant plus de 70 kW ». Attention au piège de certaines motos bridées à 25 kW (34 CV). En effet, elles étaient homologuées pour l’ancien permis A progressif (l’ancêtre du permis A2), qui n’avait pas la contrainte de la limite de puissance avant bridage comme le A2. Ainsi, plusieurs modèles de « 34 CV » sur le marché ont une puissance avant bridage supérieure à 70 kW, ce qui les rend interdits au permis A2. C’est le cas par exemple des Honda 600 Hornet depuis 2003, de la Kawasaki Z 750, de la Triumph 675 Street-Triple et de la Suzuki 600 GSR, pour ne parler que des roadsters les plus répandues. Attention donc de ne pas acheter une moto non-compatible. Pour aider les motards dans leur choix, la Mutuelle met à disposition de tous une application. Après ces 2 ans, une formation de 7 heures (non sanctionnée par un examen) permet de transformer le permis A2 en permis A et accéder ainsi aux machines de toutes puissances.

Impliquer le jeune

Achat de l’équipement, frais de formation, assurance, acquisition de la première moto : autant de domaines où l’engagement financier responsabilise le jeune. L'argent mis de côté grâce aux petits boulots d'été ou lors de stages permet, sinon l'autofinancement du projet, au moins un investissement conséquent qui fait réfléchir plus sûrement que de longs sermons moralisateurs. Une fois sa tirelire cassée, nul doute que le jeune sera davantage enclin à prendre soin de sa machine, à toujours utiliser l’antivol en stationnement et à éviter les bricolages hasardeux. Côté sécurité, convenir de l’utilisation de l’application Liberty Rider lors des premiers tours de roues est une sage précaution. Celle-ci permet en effet de détecter une chute à moto et, le cas échéant, d’alerter les secours en géolocalisant l’accident. En temps normal, il est possible de suivre la progression de l’utilisateur en temps réel sur une carte lorsque l’appli est activée. De quoi rassurer autant le conducteur que ses parents.

Première moto

Le choix de la première moto n’est pas anodin (voir ci-dessus). C’est pourquoi les experts en classification de la Mutuelle ont spécialement sélectionné plus de 1 600 modèles permettant un accès progressif à la maîtrise d’une grosse cylindrée. Les motards novices trouveront la moto qui leur correspond dans la liste des motos Label Jeune de la Mutuelle des Motards, et pourront ainsi bénéficier d’une réduction de 25 % sur la garantie Responsabilité civile en souscrivant leur contrat à la Mutuelle. Dans tous les cas, débuter avec une moto d'occasion allègera sensiblement le budget, tant à l'achat que pour la prime d’assurance ou l’entretien. Les conséquences des petites chutes, survenant le plus souvent en manœuvre ou en stationnement, seront également moins onéreuses.

Éviter les pièges du débutant

Les principales erreurs commises par les motards débutants résultent d’un excès de confiance. Tout d’abord, une fois le permis en poche, il faut redoubler d’humilité car ce document n’est pas un certificat d’aptitude à conduire mais juste une autorisation (qui ne tient qu’à 6 points en période probatoire…). L’apprentissage de la conduite commence juste après avoir réussi l’examen, et dure tout au long de la vie. C’est le concept de continuum éducatif, défendu depuis toujours par la FFMC et l’AFDM (Association pour la Formation Des Motards). Après quelques centaines de kilomètres parcourus, la confiance renforcée fausse les capacités de jugement du conducteur novice. C’est justement dans cette période que le risque d’accident est le plus élevé et qu’un stage de perfectionnement peut s’avérer judicieux. Enfin, informer aussi le jeune motard sur les conséquences néfastes de « l'effet de groupe », qui incite à suivre des conducteurs plus aguerris en conduisant « au-dessus de ses pompes ». L’entourage de motards expérimentés permet de prodiguer ces messages de prévention de façon pertinente et pourquoi pas, démonstrative (à condition d’adopter une conduite responsable !).