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Code génétique : la défense de la pratique du 2-roues
Sans elle, la Mutuelle des Motards, Moto Magazine ou encore les Relais Calmos n'existeraient pas. À l'origine de tous les combats menés pour voir s'améliorer le sort des conducteurs de 2 et 3-roues motorisés, la FFMC n'a, contrairement à de nombreux regroupement d'usagers, jamais défendu une vision corporatiste du partage de l'espace public. Si la défense de la moto reste sa raison d'être, elle développe une conception universaliste du partage de la route, estimant que chaque usager doit y avoir sa place, sans discrimination.
La révolte des “ gueux de la route ”
Pour eux, quels qu’en soient la marque, le type ou la cylindrée, la moto est d’abord une passion. C’est aussi une façon de se démarquer et d’afficher son anti-conformisme : “eux”, ce sont les descendants des proscrits qui ont fondé il y a 30 ans la Fédération Française des Motards en Colère. Trois décennies après la révolte des “ gueux de la route ”, la FFMC reste l'empêcheur de tourner en rond dans le débat public dès lors qu'il est question de sécurité routière. Ouverte au dialogue et constructive mais immunisée naturellement contre la langue de bois, c'est la seule organisation capable de lancer d'un coup de mégaphone des milliers de motards dans la rue. Toutes les avancées qui ont profité aux motards portent la marque de son mouvement. Mais n'allez pas croire que son réservoir est vide de revendications.
- Développer les campagnes médiatiques de sensibilisation. Pour la FFMC, améliorer le comportement des conducteurs passe par des campagnes médiatiques de sensibilisation et de prévention développées de manière permanente sur les grands médias, avec l’intervention des différents acteurs concernés : Etat, collectivités territoriales, assureurs, concessionnaires, associations…. Le véritable changement de comportement des individus ne se décrète pas. Le conducteur redoute certes la sanction en cas de non-respect du Code de la route, mais cela n'en fait pas un meilleur conducteur. La capacité des sanctions à modifier les comportements reste faible et le changement produit risque d’être de courte durée.
- Une meilleure prise en compte des 2-roues à moteur dans la formation et l’éducation. Une politique d’éducation et de prévention routière doit passer avant tout par une démarche participative impliquant tous les usagers des plus jeunes aux plus anciens, afin de modifier les comportements pour un meilleur usage partagé de la route. En commençant l’apprentissage dès le plus jeune âge, l’école forme de futurs citoyens responsables. La FFMC milite pour une formation à la conduite tout au long de la vie, et demande que l’apprentissage des gestes de premier secours soit inclus dans la formation. Pour faire évoluer les comportements et promouvoir les valeurs de solidarité et de respect.
- Améliorer les aménagements routiers. Comment concilier aménagements routiers et spécificités des usagers des 2-roues motorisés ? Plus généralement, comment assurer la sécurité de l’ensemble des usagers de la route dans la conception et l’aménagement des infrastructures routières, alors que les véhicules en circulation présentent des caractéristiques très différentes ? La FFMC demande l'accélération du doublement des rails de sécurité, la réalisation d’une carte des zones dangereuses, la création d’une norme pour le mobilier urbain, une meilleure lisibilité des panneaux routiers et de la route en général, ainsi que l’application des normes existantes, en particulier pour la signalisation au sol.
- Faire évoluer les réglementations pour une prise en compte des 2-roues à moteur sur le plan législatif et fiscal. La FFMC demande une réévaluation nécessaire des barèmes moto afin de parvenir à une prise en compte du coût réel des 2-roues à moteur dans les barèmes fiscaux, car la pratique du 2-roues motorisé sur les trajets domicile–travail et à des fins professionnelles s’est largement accrue. La FFMC demande une application du taux de TVA de 5.5% sur les équipements de sécurité obligatoires, comme les casques ou les sièges bébé.
- Mieux comprendre l’accidentologie 2-roues à moteur pour la réduire. Pour le Mouvement FFMC, la réduction de l’accidentalité par la voie uniquement de la répression exercée sur l’usager reste foncièrement limitée et les résultats sont d’autant plus à court terme, que les mesures sont imposées de manière directive sans la participation volontaire, affirmée et motivée des usagers. Ses propositions : développer des études détaillées d’accidents et en tenir compte dans les politiques de sécurité routière ; donner les moyens à la recherche pour permettre le lancement d’études spécifiques; uniformiser les données en accidentologie avec nos partenaires européens.
- Favoriser le respect de l’environnement. La FFMC ne nie pas la contribution des 2-roues à moteur à la pollution et souhaite favoriser sa diminution. La FFMC a ainsi contribué à l’élaboration des normes européennes euro 2 et euro 3 actuellement mises en place. Aujourd'hui, elle demande que : cette prise en compte soit effective dans les mesures de l’ADEME ; que les pouvoirs publics incitent par des encouragements significatifs l’ensemble des usagers de véhicules à moteur à utiliser des carburants moins polluants ; comme en son temps pour l’automobile, que la moto puisse bénéficier d’incitations fiscales qui encouragent au renouvellement du parc, sans que cela remette en cause un moyen de transport économique et accessible, aux plus jeunes, comme aux moins fortunés.











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