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Accueil : Assurance mutuelle des motards, ça rassure

La protection des conducteurs des 2 roues à moteur

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En 2-roues, la carrosserie, c'est vous

 

En moto comme en scooter, l'équipement, c'est votre deuxième peau. C'est pourquoi la Mutuelle des Motards a inclus d'office dans ses contrats moto le remboursement de l'équipement en cas de chute. Mieux vaut donc prévenir que guérir, et investir dans un équipement complet et de qualité. Le casque, élément incontournable, ne suffit pas, notamment pour vous protéger en cas de gamelle, éviter des brûlures (ou dermabrasions), voire des fractures. Retour sur les indispensables vêtements de protection.

 

Motards et scootéristes, un équipement inégal

 

Si la majorité des motards s'équipe suffisamment pour affronter les dangers de la rue et de la route, nombre d'entre eux (environ 50%) ne développent malheureusement ces bons réflexes qu'après une première chute, synonyme de séquelles dans deux tiers des cas. Il en va de même chez les scootéristes : aller « au tas » guérit souvent, dès la première chute, la grande désinvolture dont ils font preuve en matière d'équipement. Malheureusement, les conducteurs de cyclos et de scooters sont d'emblée beaucoup plus nombreux que les motards à négliger la question de l'équipement. La palme revenant au livreur de pizza coiffé d'un jet non-attaché, circulant en baskets, pantalon de toile et t-shirt et zigzaguant clope au bec et sans gants : en cas de carton, synonyme de frottement corsé avec le bitume, notre livreur ressemblera comme deux gouttes d'eau à sa livraison. Avec ou sans anchois ?

 

Des statistiques qui font mal

 

86% des motards portent régulièrement un blouson de moto en synthétique ou en cuir. Pour 70% des gros cubes, c'est même tous les jours. Des taux qui tombent respectivement à 56% et 36% chez les scootéristes. Idem pour les gants : pour 86% des motards, c'est toujours, contre 58% pour les conducteurs de scooters. Côté bottes, leur port régulier concerne 49% des motards (pour 30% d'entre eux, c'est tous les jours) et 17% des scootéristes (7% au quotidien). Enfin, 15% des motards et des scootéristes portent quotidiennement un pantalon renforcé. Des chiffres très bas, qui ont conduit la Mutuelle des Motards, pour inciter les conducteurs de 2-roues à mieux se protéger, à inclure la garantie Équipement conducteur dans tous ses contrats 2-roues : celle-ci prévoit l'indemnisation de l’ensemble de vos vêtements de protection à concurrence de 1 000 €, sans franchise en cas d'accident.

 

S'équiper, oui mais comment ?

 

Matériaux ultralégers pour la belle saison, vêtements de ville dissimulant totalement les protections indispensables (épaulettes, coudières, dorsale), lignes féminines... Il est définitivement révolu, le temps où les fabricants ne vous proposaient que des tenues singeant les champions de moto et ne vous laissant pas le choix entre frire et cuire au soleil. Quel que soit votre choix (cuir ou synthétique, cordura ou kevlar, imperméable ou hyperventilé), épluchez d'abord la presse spécialisée et choisissez votre équipement en fonction des tests réalisés : ceux de Moto Magazine, leader de la presse moto en France, font depuis longtemps référence, tant au niveau de la résistance des vêtements (testés à même la piste par les essayeurs !) que pour leur rapport qualité-prix.

 

Le blouson : cuir ou synthétique

 

N’oubliez pas, le blouson ou la veste se portent quelle que soit la saison, et se déclinent en trois grandes catégories : été, mi-saison et hiver. Choisissez-le avec des protections rigides aux coudes, aux épaules et dans le dos. Évitez les dorsales en mousse qui ne feront guère office de protection. Préférez également des protections amovibles afin de pouvoir laver votre blouson de temps en temps. En ce qui concerne la matière, les magasins spécialisés proposent en général un large choix : notamment cordura (fibre textile extrêmement résistante). Si les équipements en cuir sont les plus chers, ils sont souvent aussi les plus résistants. Mais les progrès du synthétique sont constants.

 

Le pantalon : l'embarras du choix

 

Vous pensiez rouler en jean ? C’est mieux que rien, mieux que les pantalons en toile en tout cas (ils fondent sur les plaies lors des glissades en raison de la chaleur provoquée par les frottements), mais en cas de cascade, gare à la casse. Le genou a tendance à devancer le reste du corps en direction du bitume et la jambe se retrouve parfois coincée sous la moto. Tant qu’à investir dans le blouson, arrêtez-vous aux pantalons. Optez de préférence pour des modèles avec renforts aux genoux, et si vous n’aimez pas votre look cosmonaute, il vous reste la solution du surpantalon en cordura, toujours avec les renforts aux genoux. Volontairement très large, il vous permettra de l’enfiler sur votre jean ou pantalon pour aller au travail. Une fois arrivé, vous pouvez l'enlever, ni vu, ni connu.

 

Les gants : indispensables

 

Ne faites jamais l’impasse sur les gants : en cas de chute, votre premier réflexe sera de tendre les mains devant vous pour amortir votre chute, comme si vous étiez à vélo. Brûlures et fractures assurées ! Rien ne vous empêche d’opter pour un modèle chaud et couvrant pour l’hiver et une paire légère et respirante pour l’été… mais surtout ne les oubliez pas. Les meilleurs modèles possèdent des coques pour protéger le dos des mains et les premières phalanges. Vérifiez bien que vous êtes à l’aise dedans, que vous pourrez taquiner facilement les commodos de votre machine, que les coutures ne vous gênent pas et que le système de fermeture au niveau du poignet est suffisant pour ne pas les perdre en cas de chute.

 

Les bottes : en toutes saisons, c'est possible

 

En cas de chute, les bottes protègent mollet, malléoles et orteils, les équipements de moto étant dotés de plus de protections antitorsion. À défaut, optez, au moins, pour des chaussures montantes protégeant vos pieds jusqu'au sommet des chevilles, et bannissez les simples baskets ou les chaussures de ville (maquiller vos pieds façon pizza sera la cerise sur le gâteau en cas d'accident). Là encore, vous trouverez un vaste choix dans les magasins spécialisés, que vous soyez à la recherche de bottes de circuit (équipées de sliders en cas de frottement sur la piste), de bottes de balade (chaudes, imperméables) ou de bottes plus discrètes et plus légères, conçues pour la ville tout en offrant le même niveau de sécurité. Ces dernières années, les progrès des fabricants se sont révélés spectaculaires, notamment concernant le matériel d'été, aussi résistant qu'aéré.

 

L'équipement pour la piste

 

Sur circuit, c’est incontestablement la combinaison en cuir avec coudières et genouillères qui résiste le mieux aux glissades prolongées. À défaut, optez pour un blouson et un pantalon tout en cuir et solidaires. Si la dorsale n’est pas obligatoire, elle est pourtant indispensable pour protéger votre dos. Passé un certain cap dans la prise d’angle, les « sliders » aussi deviendront nécessaires. Côté gants, choisissez-les renforcés pour protéger les poignets, les phalanges et surtout la tranche des mains côté auriculaire. Avec les mains, ce sont les pieds qui trinquent le plus en cas de chute ; privilégiez les bottes qui protègent la malléole et les extrémités ; certains modèles sont équipés de chaussons intérieurs renforcés. Prenez garde aux équipements doublés en matière synthétique – la surchauffe en cas de chute est douloureuse. Mieux vaut prévoir des sous-vêtements en coton (caleçon, sous-gants, mi-bas…), un cuissard de vélo sous la combi’ pour éviter les irritations entre les jambes. Et pour vous épargner les ampoules aux mains, des gantelets en strap vendus en pharmacie. Dernier élément important avant le choix de votre combinaison : celle-ci doit être étriquée, car le cuir se détend au fil des mois et va s’adapter à votre morphologie. À prendre impérativement en compte si vous devez acheter une dorsale à bretelles à utiliser sous votre combi'.